
Bien qu’elle travaille dans l’industrie depuis plus de deux décennies, Janet Jackson n’avait pas prévu d’être styliste. Propriétaire de Joujou Hair Studio à Toronto depuis environ 15 ans, elle a commencé son parcours dans l’industrie alors qu’elle était étudiante et jonglait plusieurs emplois. L’un de ces emplois était dans un salon local, et elle s’est rendu compte que l’industrie de la coiffure l’intéressait.
« Au début, il n’y avait pas beaucoup de stylistes noires canadiennes, raconte Janet. Je suis devenue extrêmement passionnée par ma carrière, mais je voulais aussi passionnément trouver ce qui manquait dans l’industrie et que je pourrais offrir. »
Faire de la place
Alors que certains stylistes et professionnels de la beauté participent aux compétitions pour pouvoir s’en vanter, avoir un sentiment d’accomplissement ou tout simplement embellir leur CV — Janet admet qu’elle y pense, aussi — elle prend part à des compétitions comme les prix Contessa pour une raison tout à fait différente.
« J’aime montrer aux autres stylistes noires qu’il y a une place pour nous aux Contessas, déclare-t-elle. Je m’inscris dans la catégorie Styliste multiculturel parce qu’elle est faite pour les stylistes qui peuvent travailler avec toutes les textures et créer des looks multiples. Je suis vraiment ce type de styliste-là, qui travaille avec tous les types de cheveux, et j’en suis très fière. »

Les tresses en vedette
Pour sa plus récente collection des Contessas, Janet a voulu mettre en valeur les tresses dans un contexte différent. « Je voulais montrer ce look sur différents mannequins, dit-elle. Quand on voit des tresses, on ne les voit habituellement pas incorporées à une autre technique. »
Bien que Janet ait choisi de se concentrer sur les tresses dans cette collection, elle aime le plus travailler avec les cheveux texturés.
« J’adore la texture parce qu’il y a une grande variété, révèle-t-elle. C’est génial d’expérimenter avec elle, parce qu’on peut la manipuler de tant de façons. J’ai toujours aimé sa polyvalence et sa magie. On peut créer à peu près n’importe quoi avec la texture. »
« Ce qui m’importe est de créer des choses qu’on n’a jamais vues, parce que je sens que dans l’industrie, on voit les mêmes techniques et les mêmes coiffures, et j’ai toujours été celle qui crée des choses jamais vues. »
Gravir les échelons
Bien que Janet soit maintenant une styliste reconnue pour son travail à la télévision et sa clientèle de célébrités, elle continue d’être passionnée par son métier et d’aider à promouvoir la diversité et l’inclusion dans l’industrie.
« J’avais toujours de la difficulté à être vue dans l’industrie, confie-t-elle. Je suis une styliste noire, mais je ne coiffe pas seulement les cheveux noirs, et je me faisais caser dans cette catégorie-là. »
Selon Janet, l’éducation est la clé pour aider les stylistes à devenir plus équilibrés et pour commencer à amorcer le changement dont l’industrie a grandement besoin. « Pour devenir professionnels, les nouveaux talents doivent savoir comment travailler tous les types de cheveux, souligne-t-elle. La première partie du changement et de la promotion de l’inclusion est certainement l’éducation dans les écoles de beauté. Nous devons reconnaître que ce problème existe pour commencer à aller de l’avant. »




Comments are closed.